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Une souche vieille de 400 ans maintenue en vie par les arbres voisins. Un chêne capable d’avertir ses voisins de la présence d’un parasite ou d’un prédateur. Des hêtres soutenant leur voisin malade en lui transmettant des substances nutritives. Ce n’est pas une fiction mais bien la réalité de la vie secrète des arbres.

Sorti en 2017, le livre « La vie secrète des arbres » (Peter Wohlleben) a eu un franc succès. Moi, je n’en ai jamais entendu parler à l’époque. Je viens de le lire et, autant être clair, j’ai pris une claque. En tant qu’amoureux de la nature, je me suis toujours dit qu’elle était bien vivante. Une sorte de connaissance intuitive apaisante.

Sauf qu’aujourd’hui, on sait qu’elle est vivante. La science le démontre bon sang ! Alors en tant que grand fan des films « Avatar », je transpose cette réalité dans la nôtre. Vous voyez quand, dans le premier opus du film, le Docteur Grace Augustine (alias Sigourney Weaver) se passionne pour le fonctionnement et les interactions entre les plantes et les arbres de la planète Pandora ? Elle explique, à un moment donné, « qu’il s’agit d’une sorte de réseau vivant et interconnecté capable d’échanger et de communiquer avec même davantage de connexions neuronales quand dans un cerveau humain ».

Voilà, on y est quasiment ! Et sur notre bonne vieille Terre. Dans son livre, Peter Wohlleben, un forestier Allemand, explique différents cas concrets. Comme ce qu’il croyait être de grosses pierres moussues et « qui sont en réalité les racines d’une souche vieille de 400 ou 500 ans. Je grattai avec un petit morceau de cette écorce avec un canif et découvris une couche verte. Verte ? Cette couleur n’apparaît que lorsqu’il y a présence de chlorophylle (…). Une seule explication était possible : ce morceau de bois n’était pas mort (…). Mais comment était-il possible que des vestiges survivent aussi longtemps ? (…) La souche bénéficiait de l’aide que les arbres voisins lui apportaient par l’intermédiaire des racines ».

Vous imaginez ? Les arbres s’entraident. Ils communiquent et ont un comportement social. Plus loin, on apprend que les hêtres vont soutenir leurs congénères malades en leur transmettant là aussi diverses substances nutritives « soit par le réseau de champignons qui enveloppe la pointe des racines et contribue ainsi aux échanges, soit par un lien racinaire direct ». Alors pourquoi donc cette entraide, finalement ? « Pour les mêmes raisons que dans les sociétés humaines : à plusieurs, la vie est plus facile ».

Quand les arbres nous donnent une sacrée leçon de vie…On reconnaît désormais à nos amis les animaux le fait de ressentir des émotions. Et si c’était pareil pour les arbres et les plantes ? « Nous devons traiter les arbres comme nous traitons les animaux en leur évitant des souffrances inutiles. L’exploitation du bois doit se faire dans le respect des besoins spécifiques des arbres. Cela signifie qu’ils doivent pouvoir satisfaire leurs besoins d’échange et de communication, qu’ils doivent pouvoir croître dans un véritable climat forestier, sur des sols intacts et qu’ils doivent pouvoir transmettre leurs connaissances aux générations suivantes. Au moins une partie d’entre eux doit pouvoir vieillir dans la dignité, puis mourir de mort naturelle. »

« Une forêt heureuse est une forêt productive » écrit enfin l’auteur. Et si c’était pareil pour nous ?

David Dejeneffe

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